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obligationsCet article est écrit par un auteur invité : Robin des Bonds, du blog Investir en obligations, site spécialisé sur l’investissement obligataire.

J’ai été contacté par Cédric pour écrire un post d’invité sur l’investissement obligataire. C’est avec plaisir que je partage mes connaissances sur son blog.

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Selon mon expérience, l’investissement sur les marchés financiers en actions est valable quand on cherche à se créer un patrimoine, mais arrivé à un certain niveau, on a envie d’en tirer des revenus réguliers, et on privilégie les cash flows à la croissance du capital. C’est ce qui m’a poussé à me tourner vers les obligations. Cette série de trois articles est une première initiation à l’investissement obligataire.

  • Les actions et les obligations

Au passif d’une entreprise, on trouve des capitaux propres et de la dette. Les capitaux propres sont apportés par les actionnaires, qui sont les propriétaires de l’entreprise. La dette est une ressource externe, temporaire. C’est là que l’on intervient en tant qu’investisseur obligataire : on ne possède pas une entreprise, mais on lui prête de l’argent. Les gains potentiels sont donc limités aux intérêts, mais la sécurité est plus grande qu’une action, puisqu’on est payé avant les actionnaires.

L’investisseur obligataire a un revenu fixe, payé par l’entreprise. Sa rémunération passe dans les charges de l’entreprise, au même titre que les salaires, le loyer ou les fournitures. C’est en quelque sorte un fournisseur au même titre qu’un bailleur immobilier : il ne fournit pas une surface, mais du capital, que l’entreprise aura loisir d’utiliser pour son activité. Il ne récupère pas des bénéfices, il récupère un « loyer » sur son prêt d’argent : les intérêts. Et son bail est conclu pour un certain nombre d’années, au terme desquelles l’emprunteur restitue le capital.

De l’autre côté, les actionnaires ont un revenu variable, potentiellement nul, potentiellement infini, selon ce qui reste après avoir payé les charges.

En anglais, le monde obligataire est désigné par l’appellation « Fixed Income », « revenus fixes », ce qui correspond bien à cette notion de prise de risque moindre. L’investisseur obligataire reçoit des intérêts, définis dans un contrat (le « prospectus »), tandis que les actionnaires prélèvent des dividendes sur les réserves de l’entreprise.

Les obligations ont été récemment médiatisées avec l’offre d’obligation EDF au public, mais aussi via les offres de plus en plus nombreuses d’intégration d’obligations dans les assurances-vie. Malgré tout, leur existence médiatique reste bien inférieure à celle offerte aux actions.

Dans le prochain article, je parlerai des différences d’état d’esprit que doivent avoir les investisseurs en obligations par rapport aux investisseurs actions.

Après avoir travaillé comme analyste actions dans des OPCVM, Robin des Bonds s’occupe maintenant des financements d’une société française. Son blog Investir en Obligations propose un suivi des opportunités de marché sur les obligations, et des fiches didactiques pour comprendre le fonctionnement des obligations. Le tout avec un parti pris : ne pas donner pas de conseils, mais exposer tous les éléments pour que chacun puisse faire son choix.

Auteur

Depuis 2006, je partage mon expérience sur l’investissement, l’entrepreneuriat et le développement personnel. Devenu indépendant financièrement en 2011, et millionnaire en 2014, j’organise des séminaires ayant regroupés plus de 3000 personnes. J’ai créé plusieurs formations pour accompagner les personnes débutantes ou expérimentées dans les 4 piliers d’enrichissements que sont : l’immobilier, le business internet, le business classique et la bourse.

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