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Coronavirus: le gouvernement français interdit les entreprises dont il est actionnaire de verser de dividendes

Le gouvernement français anticipe un coup d’arrêt brutal de l’économie à cause de la pandémie du Coronavirus. Des millions de personnes sont d’ailleurs appelées à rester confinées. Un confinement qui pourrait d’ailleurs durer pendant encore un bon bout de temps. Ce qui fait que certaines activités essentiels liés directement à l’économie française connaîtront un gros coup de mou avec d’énormes pertes financières.

Face à cette alarmante situation, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire lance un appel aux entreprises qui sont en chômage partiel et à celles qui bénéficient d’un report de charges de l’État : « à ne pas verser de dividendes à leurs actionnaires. Nous ne tolérerons pas non plus que des entreprises fassent des achats d’actions. Soyez exemplaires », a-t-il déclaré sur BFM TV la semaine dernière.

Dans cet optique, Bruno Le Maire a déjà  remis au Premier ministre, Edouard Philippe, un plan visant à interdire le cumul des aides d’État et le paiement de dividendes. Cela dans le but de préserver les liquidités face aux crises financières et économiques que la France pourrait faire face dans les jours qui viennent en raison de l’épidémie du Coronavirus. Des milliers d’entreprises pourraient ainsi tourner au ralenti alors que d’autres pourraient être contraintes de mettre la clé sous la porte.

Pour le Bruno Le Maire, interdire les entreprises de verser des dividendes alors qu’elles bénéficient d’une aide de trésorerie de l’État, que ce soit un report de charges sociales ou fiscales, ou d’un prêt garanti par l’État est une façon d’être solidaire. 

versements des dividendes

En cas d’infraction, les entreprises qui auront payées des dividendes, ne pourront pas bénéficier de la garantie de l’État pour contracter de nouveaux emprunts, et si elles ont bénéficié d’un report de charges, elles se verront obligées de rembourser cette avance de trésorerie avec une pénalité d’intérêts.

Les entreprises ne doivent pas verser de dividendes à leurs actionnaires. Nous veillerons à ce que ce soit respecté. Aujourd’hui, l’argent doit aller en entreprise, investissement et aux employés. Les actionnaires peuvent attendre le retour des jours meilleurs a-t-il fait ressortir.

Les conséquences

Cependant, cette décision du gouvernement français ne sera toutefois pas sans conséquence. En effet, cela aura bien évidement un impact majeur sur les entreprises, parmi les groupes énergétiques comme Électricité de France, qui est détenue à un peu plus de 80% par le gouvernement ou comme le constructeur automobile Renault, qui est soutenu à 15% par l’État.

Le gouvernement détient également des actions dans la compagnie aérienne phare Air France-KLM, le groupe de loterie Française des Jeux (FDJ), qui est devenu public l’année dernière, le groupe de télécommunications Orange et la société de défense Thales, entre autres.

Une petite poignée d’entreprises soutenues par l’État a déjà abandonné leur dividende à cause de l’épidémie de coronavirus qui a provoqué des arrêts de production et perturbé la demande.

Il s’agit notamment d’Airbus et du fournisseur aéronautique et constructeur de moteurs Safran. La suppression totale des dividendes priverait également le gouvernement de revenus.

Engie par exemple, il détient une participation de 23,6%, et le fait de renoncer au paiement de 2019 représenterait un manque à gagner d’environ 461 millions d’euros (508 millions de dollars) pour l’État.

Toutefois, le gouvernement français a prévu un budget de 45 milliards d’euros pour appuyer leur décision, le permettant ainsi de repousser la date limite pour le paiement des impôts et pour que des travailleurs employés par les entreprises déjà en difficulté puissent encore toucher leur salaire.

À savoir que le recours au dispositif du chômage partiel avait été demandé vendredi dernier par 220.000 entreprises pour 2,2 millions de salariés au total, selon des chiffres dévoilés par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Du côté des responsables d’organisations syndicales, associatives et environnementales parmi lesquels Philippe Martinez, Aurélie Trouvé (Attac), Jean-François Julliard (Greenpeace) et Cécile Duflot (Oxfam), ils avaient aussi réclamé, et ce depuis le 18 mars, « que le versement des dividendes et le rachat d’actions dans les entreprises soient immédiatement suspendus et encadrés à moyen terme  pour  éviter que les salariés soient la variable d’ajustement. »

Plusieurs syndicats du secteur de l’énergie ont même exigé qu’Engie et Total  annulent les dividendes cette année pour s’assurer que les actionnaires assument également une partie du fardeau de surmonter la crise économique mondiale causée par la pandémie de coronavirus.

À plus grande échelle, la Banque Centrale Européenne (BCE), quant à elle, a ordonné aux banques de la zone Euro « de ne pas verser de dividendes pour les exercices 2019 et 2020 avant le 1er octobre 2020, ni de racheter des actions pour rémunérer les actionnaires ».

Selon la BCE, « le gèle des dividendes devrait permettre aux banques de disposer un maximum de capital pour absorber les pertes tout en continuant à soutenir l’économie en accordant des prêts bancaires aux ménages, aux petites et moyennes entreprises », a déclaré la direction de la BCE sur son site internet.

Comme quoi, tout n’est pas perdu pour ceux et celles qui veulent toujours lancer leur business. Mais pas n’importe lequel au risque de se trouver en difficulté en un rien de temps. Il suffit d’analyser le marché et anticiper l’offre et la demande, car oui, la récession peut aussi être une opportunité pour votre business de prospérer.

L’opportunité offerte par le marché boursier

Les marchés boursiers peuvent être également un bon moyen d’investir et par le temps qui court, une excellente occasion de magasiner à des prix défiant toute concurrence, ce qui augmente vos chances de rendements intéressants.

marché boursier

En effet, les gens auront toujours le besoin de s’approvisionner en denrées alimentaires ou produits nettoyants entre autres. Bien qu’il y ait des pénuries, les clients continueront de faire leurs courses.

D’ailleurs, certaines entreprises ont déjà commencé à tirer des bénéfices de la situation.

Ces entreprises aux États-Unis comme Costco Wholesale a été inondé par les acheteurs qui achètent des articles essentiels tout en se préparant à surmonter la pandémie pendant des semaines à la maison.

Une autre destination populaire ? Le détaillant à prix réduit : Walmart. Cette entreprise a connu une forte augmentation de la demande et a travaillé 24 heures sur 24 pour essayer de fournir aux clients les produits essentiels de la maison. Tout ça pour dire que même dans les moments les plus sombres, les consommateurs auront toujours le besoin d’acheter.

Selon Warren Buffett, un homme d’affaires et investisseur américain surnommé « l’oracle d’Omaha » et qui fait partie des hommes les plus riches du monde depuis le début du XXIᵉ siècle grâce à la bourse, a longtemps conseillé aux investisseurs: « Soyez craintif lorsque les autres sont gourmands. Soyez gourmand lorsque les autres sont craintifs. »  

C’est peut-être le moment sachant que ce genre d’opportunité n’arrive peut-être, une fois toutes les décennies, le moment est peut-être venu de commencer à investir en bourse.

Dites moi en commentaire ce que vous pensez de cette mesure.

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2 Commentaires

  1. Perso, je vise plus l’augmentation de la valeur par action. J’attends les bons signaux au niveau graphique pour me positionner avec une stratégie de long terme. C’est encore trop tôt selon moi et je pense qu’il y aura de belles perspectives de plus-values avec une stratégie à long terme pour compenser le non-versements des dividendes. Il faut adapter sa stratégie.

  2. Je ne sais pas si c’est bien le moment d’investir en bourse.
    Pour la simple raison que tout le monde ouvre des comptes titres. Degiro y a une liste d’attente,…

    A méditer.

    J’attends plus tôt un signal des marchés.

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