regate-courseLes navigateurs professionnels qui participent aux régates les plus prestigieuses telles que le Vendée Globe ou La Route du Rhum possèdent des qualités redoutables pour quiconque souhaite se lancer dans le monde des affaires.

Sang froid, résistance au stress, endurance physique, intuition, goût de l’aventure, connaissances techniques…

Comment font-ils pour développer de telles compétences ?

[Suite :]

Lorsque j’ai passé mon permis bateau en Vendée, le moniteur me racontait qu’un skipper professionnel donnait des cours de navigation aux enfants du coin. Un jour, il rentrait tout juste d’une régate assez éprouvante et n’avait pas dormi depuis plusieurs nuits. Il arriva à l’école de voile avec une mine décomposée. Les élèves étaient là et attendaient le début de son cours. Il demanda « Où se trouvent vos balais ? », on lui répondit « dans ce placard ». Le skipper, ouvra le placard, y entra et s’enferma dedans pendant 15 petites minutes. Il en ressorti tout frais en s’exclamant « Ah, ça fait du bien une bonne sieste ! On commence? ».

De telles capacités font envie non ?

Voici des anecdotes sur trois skippers participants à la Solitaire du Figaro (Source Boatiful) :

Pour entretenir le moral, Corentin Douguet, skipper E. Leclerc, emporte avec lui quelques biscuits à la figue, son péché mignon, et… de la musique. Jimi Hendrix et Led Zeppelin côtoient Bach et Beethoven dans sa playlist ! Sans oublier Pierre Desproges, dont il est un inconditionnel.

 

 

 

Thomas Rouxel, quant à lui, avoue se préparer depuis 10 mois à la Solitaire. Le skipper Défi Mousquetaires profite de ses vacances, entre deux courses, pour parfaire sa préparation physique en faisant de la planche à voile ou du moth à foil. Et dès le retour, il travaille la navigation, prépare son road-book et révise la météo.

 

 

 
Michel Desjoyeaux en revanche, a du répondre à beaucoup de sollicitations après le Vendée Globe et son tour du Monde, qui ne lui ont pas laissé autant de temps qu’il aurait souhaité pour préparer la Solitaire, qu’il juge la course la plus difficile nerveusement et en terme de manque de sommeil.
Ce n’est donc que sur la dernière semaine avant la Solitaire qu’il entame un entraînement intensif, mettant au point les derniers réglages techniques de son bateau aux couleurs de Foncia, et surtout en faisant des siestes pour partir détendu et reposé.
C’est surtout sur son expérience que compte Michel Desjoyeaux, plus que sur sa préparation : après tout, il est resté « au contact de la mer et de la voile», et si les conditions de la course sont différentes, les sensations et les bons réflexes à avoir sont les mêmes !

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Publié par Cédric Annicette

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