portage salarial

Savez-vous ce qu’est le portage salarial ?

Il s’agit d’une organisation constituée de trois parties : le salarié, l’entreprise cliente et la société de portage salarial (Vous pouvez jeter un coup d’œil à la définition du portage salarial sur Wikipédia).

C’est en quelque sorte un intermédiaire entre « être salarié » et « être indépendant ». Ce statut offre beaucoup plus de liberté que le statut de salarié. C’est à vous de rechercher votre mission, de négocier votre contrat et de fournir les résultats attendus par votre nouveau client. En parallèle, vous signez avec une société de portage salarial telle que ABC Portage une convention de portage et un contrat de travail.

Le gros avantage de ce système est selon moi de pouvoir « déporter » des tâches qui ne sont pas le corps de votre business. Par exemple, si vous êtes un expert en Cobol – un langage de programmation archaïque mais très demandé car d’anciens systèmes d’informations tournent toujours dessus et il serait plus couteux de les migrer vers un langage plus récent que de simplement les maintenir en place – alors vous pourrez vous concentrer uniquement sur vos projets sans avoir à gérer la paperasserie administrative.

Je connais plusieurs personnes qui hésitent à se lancer car elles ont peur de ne pas pouvoir s’en sortir en cas d’arrêt maladie par exemple. Justement un autre gros avantage du portage salarial est de pouvoir conserver sa couverture sociale.

ABC Portage a mis en ligne un guide du portage salarial permettant de voir comment cela fonctionne en un clin d’œil.

J’aime bien l’illustration qu’il y a sur leur site :

abc portage

Moi je comprends :

« Vous faites de la voile pendant que quelqu’un s’occupe de gérer vos factures ».

Ca fait tilt tout de suite chez moi étant donné que je suis un passionné de voile mais vous pouvez remplacer la régate par n’importe quel loisir 😉

Alors, quand est-ce que vous abandonnez les transports en commun pour commencer à travailler depuis chez vous ?

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Publié par Cédric Annicette

10 Commentaires

  1. Connaissez vous l’EIRL en France? N’est pas plus pratique que de ce faire voler 15% de son CA pour 3 feuilles de fichier Excel ???? Lol

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  2. Et la coopérative d’entrepreneur ? Positionné différemment de la boite de portage, elle possède de nombreux atouts :
    – participation à la prise des décisions
    – entreprise d’entrepreneurs
    – réseau de porteurs de projets
    – embauche de collaborateurs
    – mutualisation des moyens
    – etc

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  3. Je suis memebre d’une société de portage salarial depuis 2 ans et demi et j’en suis plus que satisfait. D’un autre coté, la part que se réserve la société n’est que de 6,5% et non pas 15% comme cité par Roméo.

    J’en suis pleinement satisfait car:
    – Je n’ai pas besoin de payer un comptable
    – Je n’ai pas besoin de remplir de fiches supplémentaires pour mes impôts
    – J’ai tous les avantages des indépendants: liberté de travail, liberté d’horaire, frais de transport et de matériels,…
    – J’ai pu prendre des congés thématique tout en continuant à travailler à temps choisi.

    En gros, les quelques % versés à la société ont largement étés compensés.

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  4. J’ai entendu beaucoup de bien de ce système, Joel je vais te contacter pour te poser quelques questions 🙂

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  5. L’idée est intéressante et séduisante, reste à voir si le résultat est là 😉

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  6. C’est une bonne solution pour des petites structures, sinon les services d’un comptable vous couteront en moyenne 1000 euros HT même si vous faite tout le travail, cette solution a l’avantage d’être plutôt souple et vous avez la protection sociale d’un salarié (cotisations retraite, secu).

    Pour les plus grosses structures, il vaut mieux être en société, votre statut de TNS (Travailleur Non Salarié) vous coutera moins cher.

    En claire, pour le portage, les frais de gestion sont d’environ 7 à 8%, puis il y’a les charges patronales, et enfin les charges salariales.

    Sur 40 000 euros HT de CA, on a 3200 de frais de gestion (8%), 11420 de charges patronales (45%), 5070 de charges salariales (20%), ce qui fait un salaire de 20 300 euros soit environ 50% du chiffres d’affaire.

    Note : on ne tient pas compte ici des frais de mission.

    Pour les petites structure, le choix se fait souvent entre le portage, l’entreprise individuelle, l’EURL ou le statut d’auto-entrepreneur.

    Posez la question à votre/un comptable avant de prendre toute décision.

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  7. Intéressant ton exemple sur le Cobol, j’ai fais un IUT informatique à Paris (y a pas si longtemps que ça) qui enseigne encore le langage Cobol :-p

    Par contre, s’il faut trouver un client soit même en étant en portage salarial dans le Cobol, je pense que c’est pas évident. En général, il reste plus que les banques et assurances qui utilisent ce vieux langage. Et pour rentrer dans ces grands groupes, pas facile d’être à son compte. Ils préfèrent les gros SSII.

    Mais rien n’est impossible n’est-ce pas

    Wuyda.

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  8. J’avais essayé a mes débuts mais en déduisant les peu de changes que j’avais je me trouvais a payer 45 à 50% d’impôts 😉

    Alors dès que le status d’auto-entrepreneur est sorti, j’ai vite changé car le taux d’imposition n’est plus que 23%

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  9. Je ne connaissais pas du tout mais je trouve le concept plutôt sympa voire même particulièrement intéressant dans certains cas, merci pour cette découverte !

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  10. J’ai fait refaire un toit chez moi. Au moment de payer, mon charpentier m’a expliqué qu’il utilisait ce système. On aurait dit qu’il avait lu ton article dans son arguementaire 😉

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